preAP-RT-Brain

Intérêt de l’activité physique pour contrer les effets secondaires de la radiothérapie cérébrale : étude préclinique chez le rat adulte

Coordinateur : Elodie Pérès et Omar Touzani (ISTCT UMR6030, Equipe CERVOxy)

Contexte

Bien que la radiothérapie (RT) présente un gain pronostique indéniable pour les patients atteints de tumeurs cérébrales, des séquelles (fatigue, déficits cognitifs) sont observées après RT et impactent la qualité de vie. A ce jour, aucun traitement n’est utilisé dans la phase « après-cancer » pour prévenir ou soigner ces effets secondaires radio-induits. Plusieurs études cliniques menées récemment sur différents types de cancer ont montré un bénéfice de l’activité physique (AP) que ce soit en termes de pronostic ou de qualité de vie des patients. A ce jour, les études de cette thérapie non-médicamenteuse sur des modèles animaux de RT restent fragmentaires et sont essentielles pour mieux appréhender les effets bénéfiques et optimiser cette thérapie.

Objectifs

Même si l’AP est de plus en plus recommandée et même prescrite aux patients après les traitements anticancéreux, l’apport d’arguments expérimentaux est important pour clairement comprendre son intérêt thérapeutique, notamment en oncologie cérébrale. C’est pourquoi, nous proposons dans ce projet d’évaluer à l’échelle préclinique, l’impact de l’AP sur les atteintes neuropathologiques induite par la RT cérébrale, tant sur les dommages tissulaires que les déficits cognitifs et la fatigue, en comparant l’AP forcée et l’AP spontanée chez l’animal adulte.

Méthodologie de l’étude

Après une irradiation fractionnée panencéphalique, les rats sont soumis à une activité physique régulière pendant 6 mois, soit à l’aide d’un tapis de course (AP forcée), soit avec une roue d’activité disposée dans les cages d’hébergement (AP spontanée). L’intérêt de l’AP pour remédier aux séquelles cérébrales de la RT est évalué longitudinalement (jusqu’à 6 mois après RT) et de manière intégrée à la fois sur le comportement des animaux (fatigue, locomotion, mémoire, anxiété) et sur les dommages cérébraux par des examens d’imagerie non-invasifs (IRM) et des analyses post-mortem (immunohistologie, dosages biochimiques).

Etat de l’étude

En cours.

Collaboration

COMETE UMR-S 1075 (Caen)

Financeur

CNRS, Université de Caen, Région Normandie, ANR-EQUIPEX